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Le déploiement d’innovations médicales accéléré par un accompagnement financier et spécialisé

Une idée révolutionnaire qui permet de réduire drastiquement les
stomies

Le fonds d’accélération Sofinnova MD START III qui vient de nouer un partenariat avec le groupe d’hospitalisation privé ELSAN, a contribué au développement et au financement de huit sociétés dans le domaine des technologies médicales innovantes. Parmi elles, SafeHeal a été fondée par le Dr Charam Khosrovani, chirurgien viscéral et digestif à la Clinique Fontvert, établissement ELSAN à Avignon, qui fait partie des Hôpitaux Privés du Vaucluse. Ce dernier a en effet développé un dispositif qui pourrait être révolutionnaire, destiné à limiter le recours à la stomie. Il évoque pour nous les objectifs de ce by pass digestif, baptisé Colovac et les étapes de sa mise au point et revient sur les atouts de MD Start III pour l’accompagnement d’un tel projet.

JIM.fr : Vous êtes à l’origine du développement d’un dispositif dont l’objectif est de réduire le recours aux stomies, baptisé Colovac Vous avez été accompagné pour son déploiement par le fonds MD Start. Quelles sont les qualités de MD Start qui vont ont conduit à nouer un tel partenariat ?

Dr Charam Khosrovani – La recherche d’un partenaire financier m’a conduit à solliciter de nombreux incubateurs. Parmi eux, MD Start a montré de multiples atouts très attractifs pour le développement d’une innovation telle que Colovac. Dès notre première rencontre, j’ai pu constater qu’ils maîtrisaient de façon précise et fine les enjeux des dispositifs médicaux, ainsi que la problématique et les détails du projet. Un véritable travail de recherche préalable avait été réalisé en amont, ce qui constitue une qualité importante, qui est le reflet de leur recherche constante d’efficience. Ainsi, dès notre première rencontre, la façon de mettre en œuvre le projet, avec quels moyens financiers, technologiques, techniques et humains était déjà réfléchie. Cet entretien avait pour but de peaufiner les choses et également de connaître le concepteur, un élément évidemment fondamental.

JIM.fr : Quelle est la démarche de MD Start ?

Dr Charam Khosrovani – MD Start est une entité, dont la particularité, à l’instar de l’incubateur californien dont il s’inspire, est qu’à partir du moment où elle accepte un projet, elle le conduit. Bien sûr, le concepteur est pleinement associé, mais l’ensemble du fil organisationnel est guidé par MD Start. Sa force est de pouvoir déployer son action sur différents plans simultanément. Ainsi, il est nécessaire de sensibiliser les sous-traitants, les fabricants de dispositifs médicaux implantables, c’est à dire les ingénieurs, qui vont prendre en main le projet et proposer différentes solutions techniques. Parallèlement, l’étude clinique est préparée très en amont, à travers la sollicitation des équipes hospitalo-universitaires, afin de leur présenter la problématique et le concept. Toujours au cours de cette même phase, il faut prendre contact avec des investisseurs potentiels. En phase de pré-amorçage, MD Start dispose de fonds propres pour initier le projet, mais au-delà de la première phase, des fonds plus importants sont nécessaires. Aussi, des investisseurs sont sollicités par MD Start, très en amont. Le concept et l’état de son développement leur sont présentés mais aussi l’aspect du marché, les potentiels de développement. Ils sont ainsi mis dans des dispositions telles que si les premiers résultats sont probants, le processus de levée de fonds puisse être engagé facilement et rapidement. Le travail est également mené parallèlement pour assurer la visibilité du projet, non seulement médiatique, mais plus encore à travers la participation à des réunions et congrès scientifiques, ou encore à des conventions d’affaire. La force de MD Start est d’être capable de mettre toutes ces différentes actions en œuvre en même temps, avec un nombre pourtant restreint de personnes. Cette capacité de travail, cette réactivité, m’ont fortement impressionné et beaucoup plu. Il s’agit d’un savoir-faire précieux.

MD Start sait par ailleurs s’appuyer sur un réseau solide, suffisamment étendu et étoffé, constitué d’experts de bonnes qualités, qui peuvent les conseiller efficacement.

JIM.fr – Comment est née l’idée de Colovac ?
 
Dr Charam Khosrovani – Colovac est une innovation de rupture. Si nous arrivons au terme de son développement, il pourrait changer les pratiques pour toujours.
A quelle problématique répond ce dispositif ? La principale complication de la chirurgie colorectale et du cancer du rectum particulièrement est la déhiscence anastomotique qui peut se traduire par une fistule, par un abcès, etc. La phase à risque se situe dans les 10 premiers jours après l’intervention. Ainsi, en cas de déhiscence anastomotique le patient risque d’être réopéré dans les 10 jours qui suivent sa première intervention, qui souvent a été longue et difficile … Il s’agit d’une complication majeure, fortement redoutée par les chirurgiens, qui est associée à une mortalité et une morbidité très significatives. Elle est également fréquente, puisqu’elle concerne 15 % des chirurgies colorectales et 20 % des chirurgies du rectum. Plus la zone d’anastomose est proche de l’anus, plus la fréquence de la déhiscence anastomotique augmente. Aussi, toutes les anastomoses situées sept à dix centimètres de la marge anale sont de principe protégées : on pratique une dérivation en amont de l’anastomose, une stomie latérale, soit par une colostomie, soit une par une iléostomie. Dans les deux cas il s’agit d’une dérivation des gaz et des matières fécales en amont de la zone opérée, afin d’éviter un sepsis majeur en cas de déhiscence anastomotique. La dérivation ne supprime pas totalement le risque de déhiscence qui cependant est diminué à 8%, mais en diminue les conséquences délétères et peut permettre d’éviter les reprises chirurgicales. Bien que seuls 20 % des patients soient concernés par la déhiscence anastomotique et compte tenu des risques considérables de cette dernière, la stomie est proposée à tous. Cependant, la stomie est associée à une forte morbidité et grève de manière significative le confort du patient et son état psychique, et cela peut favoriser son isolement. Enfin, 20 % des patients garderont finalement leur stomie à vie, à cause d’événements intercurrents qui empêcheront la fermeture de leur stomie (comorbidités qui font que le patient n’est pas opérable notamment).

Passer de 100 % de stomies à 20 %

Tel est notre objectif avec Colovac : sélectionner les patients qui doivent bénéficier objectivement d’une stomie. L’idée est d’utiliser Colovac comme moyen de dérivation interne temporaire en place et lieu de la stomie pour protéger l’anastomose pendant 10 à 15 jours. Au terme de ce délai et en l’absence de déhiscence anastomotique Colovac est retiré. En cas de déhiscence anastomotique, Colovac serait alors remplacé par une stomie, le soin standard, permettant de protéger l’anastomose sur une plus longue durée et au patient de cicatriser. En tenant compte des éventuels échecs lors de l’utilisation de Colovac cela permettra d’atteindre l’objectif d’éviter la stomie chez 80 % des patients.
JIM.fr – Quelles ont été les premières étapes de conception de Colovac ?
 
Dr Charam Khosrovani – Témoin privilégié de mes patients affligés par leur stomie, Colovac est le fruit d’une insatisfaction, d’une frustration.

Un challenge simple et compliqué

La solution de la stomie bien sûr ne satisfait aucun chirurgien et d’autres avant moi avaient tenté l’aventure. Le concept de base repose sur l’idée de réaliser un by-pass par voie interne. Cependant, le challenge est à la fois simple et compliqué : comment maintenir le dispositif dans le colon le temps nécessaire pour que l’anastomose cicatrise ? La fixation ne doit pas être délétère pour l’intestin et elle doit être réversible. Voilà le défi auquel j’ai voulu répondre. Je me suis intéressé aux stents comme moyen de fixation de la gaine, parce qu’en chirurgie digestive, les stents sont utilisés depuis de nombreuses années, par exemple dans les cancers de l’œsophage.
Aujourd’hui les stents utilisés, notamment pour Colovac, sont des cylindres creux. L’intérêt du design de ces stents est leur souplesse : ils peuvent donc s’adapter aux segments de l’intestin où ils sont utilisés. Ces stents ont des diamètres et des forces radiales variables. Trois types de stents existent : les stents nus, couverts et partiellement couverts. Leurs différences concernent leur capacité d’ancrage, et donc leur risque de migration et leur facilité ou non de rétractation.

Associer force radiale et effet de collapse

Concernant Colovac, j’ai conçu en 2009 un premier dispositif avec un simple stent partiellement couvert. Nous avons commencé des essais chez l’animal en 2009 au sein du laboratoire d’expérimentation animale du Centre d’Enseignement et de Recherche Chirurgical (CERC), dirigé par le Pr Stéphane Berdah à Marseille. Très vite, au bout d’une dizaine d’essais, nous avons constaté un échec certain : les stents n’étaient pas fixés et étaient éliminés avec les premières selles. Il nous fallait améliorer l’ancrage. Cependant, il est impossible d’augmenter indéfiniment la force radiale du stent : au-delà d’un certain seuil, il existe un risque d’abimer les parois de l’intestin. Aussi, avons-nous eu l’idée de collapser les parois de l’intestin sur le stent. Il suffit pour cela de provoquer un vide autour du stent. Ainsi, a-t-on combiné l’effet radial du stent à l’effet de collapse afin d’améliorer l’ancrage du stent. Le concept design était donc modifié, non seulement en raison du système d’aspiration, mais aussi parce que nous avons utilisé un double stent (avec double paroi).
Ce deuxième prototype a commencé à être testé en 2010. Les résultats étaient de plus en plus encourageants, mais il a cependant été nécessaire d’opérer 80 animaux et une quinzaine d’itérations de Colovac pour aboutir à un dispositif qui reste 10 jours dans le colon avec un taux de migration faible, pas nul mais faible.
 
JIM.fr : Quelles ont été les étapes marquantes de votre collaboration avec MD Start ?
Dr Charam Khosrovani – Après l’initiation de notre collaboration en 2014, la société SafeHeal a été fondée. Grâce au soutien apporté par MD Start, un élément important du projet a pu être conçu : la mise au point d’un introducteur de Colovac, puisque jusqu’en 2014, rien n’avait été développé en la matière. Les essais ont donc continué et en 2017, nous sommes parvenus à une dernière itération de Colovac, connaissant un faible taux de migration avec son introducteur fonctionnel et n’induisant pas de traumatisme pour l’intestin. En 2017, cent animaux de plus avaient été opérés par rapport aux 80 dans la phase initiale. Enfin, nous avons pu réaliser la première implantation chez l’homme, à l’IRCAD (Institut de recherche contre les cancers de l’appareil digestif) de Strasbourg, fin 2017. Ces différentes étapes ont été permises grâce au fil conducteur établi de façon précise par MD Start.
 
JIM.fr : Quels ont été les résultats des premiers essais cliniques évaluant Colovac ? De nouveaux essais sont-ils en cours ?
Dr Charam Khosrovani – Après cette première, nous avons démarré l’étude clinique Safe 1, sur quinze patients. L’étude a été conduite en collaboration avec l’IRCAD et les CHU Saint-Antoine et d’Anvers. Ce premier essai clinique avait pour objectif d’apporter la preuve de sécurité et d’efficacité du dispositif. Les résultats ont été publiés en 2019 : sur 15 patients, 70 % n’ont pas eu de stomie. Chez les patients stomisés, trois Colovac ont migré spontanément (taux déjà constatés chez l’animal), tandis que les autres ont développé une déhiscence anastomotique. Donc sur 15 patients qui tous auraient dû avoir une stomie, 70 % n’en ont pas eu. Ces résultats ont donné lieu à l’obtention d’une homologation européenne en avril 2019. Nous avons mis en place une nouvelle étude clinique, avec une nouvelle itération : cette dernière version de Colovac a un taux de migration inférieur à 5 % dans les études précliniques, tandis que des améliorations ont été apportées à l’introducteur. Le deuxième essai clinique est en cours et a inévitablement pris du retard en raison de l’épidémie. Aujourd’hui, nous comptons sept patients opérés. Une migration est à déplorer, probablement liée à une manœuvre de traction inopinée sur le tube d’aspiration, lors d’une manipulation du patient. Les autres malades n’ont pas développé de déhiscence anastomotique. Pour le moment, ils vont tous bien. Nous devons inclure au total une vingtaine de patients.
JIM.fr : Combien de patients pourraient selon vous bénéficier de Colovac ?
Dr Charam Khosrovani – Un audit réalisé au préalable par MD Start estime qu’en Europe et aux États-Unis, 300 000 patients par an pourraient bénéficier de Colovac.
JIM.fr : Quels autres dispositifs souhaitez-vous développer pour améliorer la prise en charge des patients nécessitant une chirurgie colorectale ?

Dr Charam Khosrovani – Je réfléchis en effet à d’autres dispositifs pour améliorer ma pratique et les soins, c’est dans mon ADN de concepteur d’être toujours en recherche perpétuelle. En chirurgie digestive, nous avons trois organes qui posent des problèmes d’anastomose : l’œsophage, le pancréas et le rectum. Les déhiscences anastomotiques après chirurgie de l’œsophage sont gravissimes, c’est le cauchemar des chirurgiens thoraciques. L’idée serait d’en diminuer les conséquences grâce à quelque chose de similaire à ce qui a été développé pour le rectum et un brevet est en cours d’élaboration.

JIM.fr : Que va vous apporter le soutien d’ELSAN au fonds MD START III ?
Dr Charam Khosrovani – Une notoriété certaine. Mais le plus important à mes yeux est de créer ou de faciliter l’innovation. Le parcours d’un inventeur dans ce domaine est très difficile. Malheureusement, nous n’avons pas en France, dans le secteur libéral, de guichet unique pour l’innovation. Alors qu’il en existe un pour le secteur public hospitalier (SATT). Le rapprochement entre MD Start et ELSAN peut être bénéfique pour pallier l’absence d’une telle entité. Il me semble que cela permet d’apporter un interlocuteur crédible. J’espère que cela sera un tremplin pour d’autres innovations. ELSAN a d’ailleurs mis en place une plateforme pour les médecins qui pratiquent au sein des établissements du groupe pour qu’ils puissent soumettre leurs idées. C’est ici.
JIM.fr : Quel conseil donneriez-vous à un jeune chercheur qui souhaiterait s’engager dans un projet tel que Colovac ?
Dr Charam Khosrovani – Les choses bien sûr sont extrêmement variables d’un projet à l’autre, d’une personne à l’autre. Cependant, il me semble qu’il existe un élément fondamental, sans lequel il est très difficile d’avancer, c’est la foi absolue et indéfectible dans ce que vous voulez réaliser. Le parcours d’un inventeur n’est jalonné que de doutes, de portes fermées, de refus. Face à ces obstacles, la persévérance est indispensable.
La permanence du concepteur me semble également très importante et c’est un élément également crucial pour MD Start. C’est indispensable de pouvoir garder le fil conducteur. Or, c’est le porteur du projet qui maîtrise son historique. Enfin, un conseil indispensable pour les jeunes chercheurs est de se méfier d’eux-mêmes : aucune censure n’est pire que l’autocensure.
Interview réalisée par Aurélie Haroche
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Technologies de pointe et reste à charge zéro pour les greffes de cornées réalisées à l’Institut de Somain

Les greffes de cornée ont connu des évolutions techniques importantes au cours des dernières décennies, offrant aux patients une prise en charge toujours plus efficace et confortable. Parallèlement, les indications ont elles aussi beaucoup changé. Avec le docteur Jean-Philippe Théron, de l’Institut ophtalmique de Somain, établissement ELSAN, nous revenons sur les particularités de cette greffe de tissu, très différente des transplantations d’organes, en nous intéressant aux spécificités de l’Institut de Somain, qui est le plus ancien centre chirurgical privé de France, toujours très bien classé par le récent Palmarès du Point concernant notamment la chirurgie de la cornée et la cataracte.

JIM.fr : Pouvez-vous nous présenter rapidement les différentes activités chirurgicales ophtalmologiques de votre institut ?

Dr Jean-Philippe Théron – L’Institut ophtalmique de Somain a été créé en 1873. C’est le plus ancien centre chirurgical privé en France et un pôle de référence national et en particulier des Hauts-de-France pour la chirurgie ophtalmique. Il possède aujourd’hui quatre pôles de consultations : Somain, Douai, Cambrai et Valenciennes. Il a été créé dès l’origine pour être uniquement un centre d’ophtalmologie ce qui est assez spécifique et très moderne pour l’époque. Nous avons réalisé en son sein 17 000 interventions en 2019, qui se répartissent en chirurgie du segment antérieur (tout ce qui est en avant du cristallin, le cristallin et la cornée) et chirurgie du segment postérieur (la rétine). S’ajoutent à ces interventions, les chirurgies de la paupière, qu’elles soient thérapeutiques ou esthétiques.

JIM.fr : Quel est votre volume d’activités pour chaque type de chirurgie 
Dr Jean-Philippe Théron – Nous avons réalisé 7 000 opérations de la cataracte en 2019 (sur 700 000 par an dans toute la France) et 7000 injections (à titre de comparaison le CHU de Poitiers réalisait en 2015 1 300 injections intra-vitréenne par an, ndlr). En effet, comme on le sait, un des plus importants progrès récent en ophtalmologie est le développement depuis 2006 des injections intravitréennes de médicaments (surtout les
anti-VEGF indiqués dans le traitement de la Dégénérescence maculaire liée à l’âge). Nous réalisons par ailleurs autour de 500 interventions de la rétine et plus de 500 chirurgies des paupières. Enfin, nous pratiquons entre 100 et 150 greffes de cornée par an, sur les 250 réalisées dans la région.

Nous sommes en effet un pilier pour les soins ophtalmologiques dans la région.

Le kératocône, maladie dégénérative de l’oeil (qui altère la sphéricité de l’oeil) est désormais une indication marginale de la greffe de cornée

JIM.fr : Quelles sont les indications que vous prenez le plus souvent en charge pour une greffe de cornée?
Dr Jean-Philippe Théron – Ces indications ont connu une évolution importante ces dernières années. Avant, le kératocône était une indication majeure des greffes de cornée et représentait environ un tiers des greffes, voire pour certains centres la moitié. Nous avons vu décliner cette indication et aujourd’hui le kératocône ne représente que 5 % des indications de greffe. Parallèlement, se sont développées des greffes qui consistent en des changements ou des réparations de l’endothélium cornéen. Il s’agit du traitement de pathologies primitives congénitales ou familiales (cornea guttatta) ou de dégénérescences liées à des pathologies oculaires ou à une chirurgie. Elles représentent maintenant 85 % des indications dans ma pratique. Les autres indications concernent les cicatrices de la cornée, traumatiques ou infectieuses. Cette évolution est notamment le fait de
l’amélioration de la prise en charge du kératocône qui permet d’éviter l’évolution dramatique de la pathologie. Les progrès concernent tant le dépistage que la prévention ou la prise en charge. Le développement des anneaux intra-cornéens permet notamment de modifier la forme de la cornée et de corriger des cas qui n’étaient pas corrigeables avant et donc d’éviter les indications de greffe.

JIM.fr : Quel est le parcours type et spécifique à votre institut des patients qui nécessitent une greffe ?
Dr Jean-Philippe Théron 
– L’essentiel pour moi et mon équipe est d’assurer une prise en charge sans délai des pathologies. Ainsi, l’ensemble des équipes est sensibilisé à l’importance de réduire les délais de consultation. La célérité de la prise en charge chirurgicale est également importante. Il convient d’éviter d’attendre deux ans avant de greffer comme cela se faisait auparavant parce que cela conduit à une aggravation de l’état de la cornée
et à une moins bonne récupération. Les patients pris en charge à l’Institut de Somain peuvent espérer être greffés dans les deux mois. Les problèmes de délai ne sont pas liés aux greffons mais plus à la disponibilité des équipes. Il y a eu beaucoup de progrès dans la communication pour le don d’organes et de tissus (dans notre cas il s’agit d’un tissu). Ainsi, ne souffre-t-on plus de pénurie de greffons. Par ailleurs, depuis une quinzaine d’années se sont développés les prélèvements post-mortem et désormais la plupart des cornées ont été prélevées dans des morgues.

Cela a rendu beaucoup plus accessibles les prélèvements et les cornées, grâce au travail extraordinaire des banques de tissus, qui sont réparties un peu partout en France.
Pas de problème de compatibilité et possibilité d’attendre trois semaines entre le prélèvement et la transplantation : des différences majeures avec les autres greffes d’organe

Le parcours type d’une greffe commence d’abord par l’ophtalmologiste qui pose l’indication de la greffe. Il inscrit ensuite le patient sur le GLAC (Gestion de la liste d’attente de greffe de cornée) qui est un registre national. Cette procédure permet d’obtenir un numéro d’agrément et ainsi, en donnant l’indication, de commander un greffon à la banque de tissus à laquelle le praticien est affilié. Pour notre part, nous travaillons avec la banque de tissus de Lille qui livre 250 greffons par an.

Rappel
La cornée est un tissu non vascularisé et transparent. La cornée est majoritairement constituée de fibres collagènes entrelacées, qui constituent les 90% de l’épaisseur cornéenne: ce tissu collagène constitue le stroma cornéen. La surface intérieure de la cornée est formée par l’endhothélium. L’endothélium est une couche de cellules conjonctives, les cellules endothéliales qui ne se renouvellent pas.

Il y a un délai de trois semaines entre le moment où le greffon est prélevé (soit à la morgue, soit lors des prélèvements multi-organes) et le moment où il est greffé. En effet, le tissu vit parfaitement bien dans un milieu de conservation, ce qui permet aux équipes de pouvoir récupérer tous les bilans infectieux du donneur. C’est également un temps qui permet à la banque de tissus de s’assurer de la qualité du greffon et de l’absence de complications infectieuses, grâce à des prélèvements, bactériologiques et mycologiques. Cette vérification peut même concerner des germes lents qui ont en effet largement le temps de pousser. Est également observé le nombre de cellules endothéliales afin d’exclure les greffons qui ne seraient pas de bonne qualité. Ce délai de trois semaines est très pratique. Il y a quelques années au contraire pour éviter les contaminations, certains, notamment aux Etats-Unis avaient fait le choix de les congeler. L’école européenne est différente et préfère vérifier la pousse des germes. Ainsi ne transplante-t-on que les greffons dont on est sûr qu’ils ne représentent aucun risque contaminant. Par ailleurs, afin d’éviter les risques infectieux, je réalise pour ma part au moment de la greffe, des prélèvements du milieu de conservation et je conserve un fragment de la collerette de la cornée que je ne greffe pas pour réaliser des examens bactériologiques et mycologiques supplémentaires.

Dans la plupart des cas, la greffe de cornée n’est pas une urgence, sauf perforation ou menace de perforation. Notre autre chance est qu’il n’existe pas de problèmes de compatibilité. Ainsi, les patients sont opérés dans l’ordre programmé et n’ont pas besoin comme pour les autres organes d’attendre 24h/24 un donneur compatible. Enfin, désormais, l’hospitalisation n’excède généralement pas une journée et demi d’hospitalisation, il est même
possible de réaliser la transplantation en ambulatoire.

JIM.fr : Avez-vous mis en place un protocole particulier de surveillance en post opératoire ?
Dr Jean-Philippe Théron
 – Tous les patients de l’Institut bénéficient d’un numéro d’urgence spécifique dédié aux personnes opérées, afin qu’elles ne soient pas gênées par un encombrement éventuel des lignes téléphoniques globales. Par ailleurs, tous les patients greffés sont sensibilisés aux signes de rejet, que sont l’oeil rouge, l’oeil douloureux ou une baisse de vision. Cela leur est bien répété. La plupart des greffes peuvent être rattrapées si elles sont prises en charge rapidement. Tous les patients sont rappelés systématiquement, pour savoir s’ils vont bien (mais ce n’est pas spécifique à la greffe de cornée). Le rejet est rarement immédiat, un délai est nécessaire avant que le processus immunitaire se développe. Les complications précoces relèvent plutôt de complications infectieuses ou alors de positionnement du greffon. Le taux de rejet est estimé à 15 % à cinq ans. Le phénomène est moins fréquent sur les greffes endothéliales. S’agissant d’un tissu avasculaire, l’organisme a moins tendance à identifier le caractère exogène du greffon, aussi les rejets sont bien moins fréquents que pour les greffes d’organes.

Récemment, avec la crise sanitaire du printemps, certains patients soucieux de ne pas nous déranger, ont parfois hésité à venir et plusieurs personnes ont consulté après le premier déconfinement avec un rejet, bien que nous ayons assuré un suivi téléphonique rapproché. Nous avons également perdu un certain nombre de cornées, qui bien que prélevées n’ont pas pu être greffées, en raison de la suspension de la plupart des transplantations de cornée au moment du premier confinement.

JIM.fr : Quel a été l’impact global de la première vague de la crise épidémique sur votre activité ?
Dr Jean-Philippe Théron
 – Globalement en France, l’ophtalmologie a été beaucoup touchée, parce que nous réalisons de nombreuses chirurgies non urgentes et cela est vrai pour cette spécialité au sein d’ELSAN, (groupe leader de l’hospitalisation privée, ndrl). Au sein de l’Institut qui n’a pas fermé, nous avons assuré une continuité des soins pour les urgences en prenant le relais d’un certain nombre de centres de la région qui avaient fermé
leurs services d’ophtalmologie en raison de l’épidémie. Néanmoins, l’activité froide a été complètement arrêtée (opérations de la cataracte notamment), mais les injections ont été poursuivies. En effet, concernant ces pathologies rétiniennes un délai de prise en charge n’était pas envisageable.

JIM.fr : Quels sont les différents types de kératoplastie (greffe de cornée) que vous réalisez ?
Dr Jean-Philippe Théron 
– Jusqu’à la fin des années 90, la greffe n’était que transfixiante :ce terme signifie que toute la cornée (le stroma cornéen et l’endothélium cornéen) était entièrement remplacée. Depuis le début des années 2000 se sont développées ce qu’on appelle les greffes lamellaires : seule la partie malade est changée. Face à des problèmes endothéliaux (comme par exemple dans la maladie appelée la cornea guttata qui se
caractérise par une perte importante de cellules endothéliales), l’idée est d’enlever l’endothélium receveur malade et de ne greffer que l’endothélium sain : il s’agit de la greffe lamellaire postérieure. Il existe également des pathologies, type kératocône où cicatrice, où l’endothélium est de bonne qualité. Dans ces situations, la greffe ne concernera, au contraire, que la partie dite antérieure : c’est la greffe lamellaire profonde antérieure, où seul le stroma cornéen sera changé. L’intérêt majeur est que si on peut conserver l’endothélium du receveur, l’oeil est beaucoup moins agressé et on peut espérer que le greffon dure beaucoup plus longtemps. En effet, l’endothélium est un peu le facteur limitant, puisqu’il ne se renouvelle pas, ne cicatrise pas. Laisser l’endothélium du receveur permet d’espérer que le greffon pourra durer toute une vie, alors que classiquement, en cas de greffe complète, il ne dure qu’autour d’une vingtaine d’années. Aussi, une autre greffe peut être nécessaire, même en l’absence de rejet.

Des équipements indispensables pour une qualité optimal

Notre spécificité est que nous avons développé une grande expertise en greffe lamellaire postérieure. Notre autre spécificité est que nous disposons d’un OCT (Optical Coherence Tomography), qui nous permet pendant l’acte opératoire de s’assurer de la qualité de notre greffe. (L’OCT est une technique d’imagerie médicale qui utilise une onde lumineuse pour capturer des images tridimensionnelles, avec une résolution de l’ordre du micromètre, ndrl). Ainsi, à tout instant, nous pouvons obtenir une coupe de la cornée et nous assurer quand le greffon est positionné dans l’oeil qu’il est bien positionné, qu’il n’y a pas de complication. Avant, la vérification se faisait par le microscope, mais on ne pouvait parfaitement s’assurer de la bonne position. Avec l’OCT, nous bénéficions d’une sorte de contrôle qualité. Cela permet également de réaliser des greffes lamellaires chez des patients qui n’auraient pas pu en bénéficier en raison d’une mauvaise visibilité. Grâce à l’OCT, il est en effet possible d’opérer derrière une cornée opaque.

JIM.fr : Que pensez-vous des essais de greffe de cornée complète sans suture ?
Dr Jean-Philippe Théron
 – Grâce à l’arrivée d’un nouveau type de laser, des essais ont pu être réalisés de greffe de cornée complète (kératoplastie transfixiante) sans suture. De fait, on obtient une meilleure imbrication de la cornée du receveur et du donneur. Néanmoins, les essais sont encore à l’état de recherches. Et il apparaît que l’on peut difficilement se passer complètement de sutures. Il existe en effet quand même un risque de lâchage
des adhérences. Plus certainement, cela permet en complètement d’une greffe transfixiante d’obtenir une meilleure congruence, voire de meilleurs résultats en termes optiques et réfractifs, un meilleur résultat visuel.

Éviter tout reste à charge pour les patients

Pour l’heure, ces techniques ne sont pas encore remboursées par la sécurité sociale. Or, la technique manuelle permet d’obtenir de très bons résultats et n’entraîne aucun surcoût pour les patients. Aussi, même dans un grand centre comme le nôtre qui dispose des équipements pour mettre en oeuvre ce type de techniques, nous préférons assurer une prise en charge de très grande qualité et sans aucun reste à charge. C’est pour nous en effet, un point d’honneur au sein de l’Institut de ne jamais appliquer de dépassement d’honoraires, qui plus est pour les greffes de cornée, y compris pour les chirurgiens qui comme moi sont en secteur 2.

JIM.fr : Participez-vous à des essais ?
Dr Jean-Philippe Théron 
– Nous avons tous une activité de recherche spécifique. Chaque praticien participe aux essais qui l’intéressent. Notre centre est régulièrement sollicité, compte tenu de son importance. Actuellement, les principales études réalisées sont plutôt des études rétiniennes, afin d’évaluer l’efficacité de certaines injections médicamenteuses dans la DMLA et dans le diabète. Ce sont les domaines de recherche importants en ce moment en France et nous y participons évidemment.

JIM.fr : Une cornée artificielle est-elle envisageable à moyen terme ?
Dr Jean-Philippe Théron
 – Il existe deux types de cornée artificielle. D’abord les kératoprothèses qui sont des prothèses plastiques transparentes, qui existent depuis longtemps. Elles sont réservées aux rares cas où une greffe est impossible en raison de problèmes de rejet, de problèmes immunitaires constatés lors de différents échecs. Les résultats visuels sont médiocres, aussi rares sont les situations où l’on a recours à ces
kératoprothèses.

Parallèlement, un axe de recherche très intéressant concerne aujourd’hui le développement de cornée artificielle biologique : cela nous permettra de nous affranchir du donneur. Or, même si aujourd’hui nous ne connaissons pas de problèmes de pénurie, on sait que les familles ne sont pas toujours enclines à donner les cornées, c’est un don symboliquement plus complexe. Les difficultés qui sont liées au développement de cornées biologiques
résident dans le fait que l’on greffe le stroma cornéen et l’endothélium, des tissus différents. Il faut donc trouver Paramètres des cookies un protocole qui permette de développer les deux tissus. Si on ne développe que de l’endothélium, on pourrait imaginer de faire des greffes lamellaires postérieures. Cependant, l’obstacle est que l’endothélium cornéen ne se multiplie pas naturellement. Les essais en cours en la matière commencent à fonctionner, avec une stimulation efficace de l’endothélium du patient. Aussi, à partir de cellules souches on peut envisager de l’orienter, c’est un
gros espoir. Concernant le stroma, un tissu vivant et transparent présente des propriétés très spécifiques d’agencement des fibres, pour que la lumière puisse passer au travers. Même s’il y a des recherches, elles sont encore limitées, ce qui rappelle l’importance des dons d’organes et de tissus.

La chirurgie ophtalmologique chez ELSAN : Près d’un patient sur 4 qui vient dans le privé pour une chirurgie des yeux, vient se faire opérer chez ELSAN, soit plus de 110 000 patients par an. C’est un peu plus d’un patient sur 6 au total en France. L’Institut Ophtalmique de Somain est le 2 établissement ELSAN en France qui traite le plus de patients après Santé Atlantique à Nantes.

La greffe de cornée  Les établissements ELSAN réalisent 5% des greffes de cornée en France.

Interview réalisée par Aurélie Haroche.
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Le Dr Maillard, urologue dans le centre de la France, vous parle de son exercice de la médecine libérale

Etre formé dans le public et exercer in fine dans le privé, est-ce possible ?

Dans le privé et en statut libéral, les praticiens sont davantage maitres de leur organisation que dans le public. Ce statut offre une vraie dynamique au quotidien avec en prime la possibilité de faire de la recherche.

Une aventure dans laquelle il faut se lancer avec à la clé votre équilibre préservé entre votre vie privé et votre vie professionnelle !

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[#congres] ELSAN partenaire de l’AGOF était ravi d’aider à la mise en place de l’atelier de formation

Retour en images sur l’atelier qui s’est tenu à l’ Infogyn.congres à Pau les 2 et 3 octobre derniers
Une pincée de convivialité arrosée d’un peu de vin, saupoudrée d’ateliers de simulation pelvitrainers/écho
📷 https://bit.ly/34ETXbB

Chirurgie valvulaire mitrale : personnalisation des soins, excellence des résultats et reste à charge zéro

Dans certaines régions, une collaboration indispensable s’établit entre les services publics hospitaliers et les établissements privés, afin d’assurer une prise en charge de l’ensemble des patients. Ainsi, en chirurgie cardiaque en Aquitaine, la clinique Saint-Augustin de Bordeaux, un établissement ELSAN est la seule à répondre, en exclusivité avec le CHU, à toutes les demandes de soins. Grâce à une organisation adaptée et un reste à charge toujours nul, elle fait bénéficier aux patients de résultats excellents et d’une personnalisation des soins rassurante, comme nous l’explique le docteur Jean-Philippe Grimaud qui a notamment évoqué avec nous son activité de chirurgie de la valve mitrale.

JIM.fr : Quel est le volume d’activité de votre pôle concernant la chirurgie de la valve mitrale et quels types d’intervention sont principalement mis en œuvre ?

Dr Jean-Philippe Grimaud : Notre pôle de chirurgie cardiaque au sein de la clinique Saint-Augustin réalise entre 120 et 150 interventions de chirurgie mitrale par an. Dans 95 % des cas, ce sont des gestes de réparation. Il s’agit de ce que l’on pourrait appeler la chirurgie conventionnelle. De façon bien plus confidentielle, nous réalisons des traitements que l’on pourrait qualifier d’interventionnels ou structurels sous forme de mise en place de clip sur la valve mitrale,(appelé Mitraclip). Cette prise en charge est réservée aux patients qui souffrent d’insuffisance mitrale qui ne peuvent pas bénéficier de chirurgie conventionnelle. Différentes études sont actuellement en cours en France. Pour l’heure, il s’agit de pratiques marginales et débutantes. Ainsi, au sein de notre pôle, nous avons réalisé six interventions de ce type en 2018 et douze en 2019.

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Interview réalisée par Aurélie Haroche

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L’Assistance médicale à la procréation face aux défis humains et technologiques

A l’instar de nombreuses autres disciplines médicales, mais parfois plus que d’autres, l’Assistance médicale à la procréation (AMP) doit faire face à des enjeux particulièrement complexes intéressant tout à la fois l’accompagnement humain et le développement de nouvelles technologies plus efficaces. La clinique Bouchard, qui a le troisième centre privé d’AMP de France et appartient au groupe ELSAN tente de répondre à ces différents défis avec la même acuité.

 

Concernant les aspects technologiques, ce centre de référence pour la prise en charge de l’endométriose, s’est doté des outils les plus récents et les plus aboutis pour garantir les meilleurs résultats à ses patient(e)s. Il se concentre également sur une approche visant à alléger le plus possible le parcours difficile des patient(e)s. Le docteur Lison Stefani-Morcillo revient pour nous sur ces engagements complémentaires, alors que AMP sera prochainement concernée par de nouvelles évolutions sociétales, auxquelles les centres privés doivent pouvoir participer pleinement pour répondre aux enjeux, grâce à leurs compétences et à leur savoir-faire.

JIM.fr : Quels sont les actes d’assistance médicale à la procréation (AMP) que vous proposez dans votre clinique ?

Dr Lison Stefani-Morcillo : Comme vous le savez, il existe différentes techniques d’AMP ; la plus simple étant la stimulation d’ovulation, réservée aux patientes qui ont des troubles de l’ovulation ou des infertilités inexpliquées.

Nous mettons également en œuvre des inséminations intra-utérines, avec comme indication les infertilités d’origine masculine avec des anomalies spermatiques modérées, c’est-à-dire qu’après préparation du sperme, on obtient des spermatozoïdes suffisamment mobiles pour utiliser cette technique.

Concernant les infertilités d’origine féminine, les indications sont les troubles de l’ovulation notamment les ovaires polykystiques, les infertilités inexpliquées et les causes cervicales (mauvaise glaire cervicale, antécédents de conisation notamment).

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© Aurélie Haroche – jim.fr, le 15/07/2020

Médecins et publicité : le vrai du faux

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L’intérêt du patient doit toujours guider la prise en charge de la douleur chronique

Le Docteur Véronique Dixneuf, rhumatologue et algologue, coordinatrice de la structure (et co-coordinatrice du centre fédératif du traitement de la douleur de Loire-Atlantique), qui a participé à la naissance du centre et à son déploiement, revient pour nous sur la pluralité des approches et des techniques mises en oeuvre, qui toutes ont pour objectif commun l’accompagnement et la prise en charge globale du patient.

JIM.fr : Pouvez-vous nous évoquer la naissance, la mise en place et la structuration du Centre d’évaluation et traitement de la douleur de votre établissement ?

 

Dr Véronique Dixneuf – Nous avons évoqué la possibilité de constituer une unité douleur au sein de la clinique Bretéché pour la première fois en 1999, sous l’impulsion du Docteur Michel Meignier, algologue et anesthésiste-réanimateur. Au fur et à mesure nous avons donc déployé et structuré notre activité, jusqu’à obtenir au cours de l’année 2000 la reconnaissance CETD (Centre d’évaluation et traitement de la douleur) qui est délivrée par l’ARS tous les cinq ans (notre prochaine réévaluation aura lieu en 2022). Nous sommes ainsi devenus le premier centre privé à obtenir ce statut. Cette autorisation se base sur des critères bien définis (critères quantitatifs de volume d’activité, critères géographiques d’accès et critères qualitatifs concernant notamment la pluridisciplinarité) et c’est le Docteur Meignier qui a présidé à cette belle aventure.

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© Aurélie Haroche – jim.fr, le 01/09/2020

Entre expertise et polyvalence, une autre manière d’exercer

Entre pratique polyvalente et spécialisée, la médecine générale peut donc s’exercer selon de multiples modes, avec des avantages considérables sur le plan médical et intellectuel. Ne reste plus qu’à choisir sa voie !

Comment ? Le secret dans cet article : https://www.whatsupdoc-lemag.fr/article/entre-expertise-et-polyvalence-une-autre-maniere-dexercer

Libéral, salarié, mixte… choisissez votre mode d’exercice !

Libéral, salarié, mixte… C’est vous qui décidez ! 👨🏽‍⚕️👩🏻‍⚕️

Choisir le mode d’exercice qui convient le plus à vos attentes c’est le b.a.-ba du bien-être professionnel. ❣️

Des médecins vous livrent leur expérience : https://www.whatsupdoc-lemag.fr/article/liberal-salarie-mixte-choisissez-votre-mode-dexercice

 

On l’attendait plus : le décret sur l’agrément des praticiens-maîtres de stage publié !

🚨 ALERTE INFO 🚨
Envie d’accueillir des étudiants en médecine❓Un décret fixe les nouvelles conditions d’agrément des praticiens-maîtres de stage. 🎓

🔎 Vous souhaitez en savoir plus ? 👉A lire ICI

Le nombre de médecins remplaçants a doublé en six ans

Les derniers chiffres de la Drees viennent de tomber ! 📈
+ 95 % de médecins remplaçants entre 2014 et 2020 😮

Pour en savoir plus 👉 https://bit.ly/2OQpcc0