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Quitter l’hôpital où l’on a suivi sa formation pour entrer dans le privé est un acte fondateur de la vie personnelle et professionnelle d’un praticien… Ce n’est pas un choix aisé d’autant plus qu’on entend souvent tout et son contraire sur le privé et le public.

Pour se faire une idée le plus simple est encore de recueillir le témoignage de vos amis, et de vos actuels et futurs confrères.

Le public ou le privé ? Ce sont les praticiens qui en parlent le mieux…

Entre le public et le privé, quelles sont les raisons qui ont guidé votre choix ?

Jean Pierre, Chirurgien orthopédiste de la Clinique Urbain V à Avignon (51 ans).

J’ai fait toute ma carrière dans le privé et je me sens pleinement épanoui. On y gagne mieux sa vie à condition, bien entendu, d’être performant. On est plus indépendant, plus réactif et à titre personnel je trouve que c’est plus gratifiant. D’ailleurs, plus de 60 % de la chirurgie se fait dans le privé. En somme, le choix entre le privé et le public est plus une question de mentalité et de projet personnel. Avec une réserve objective. De nos jours, il faut une bonne RCP !


Richard, chirurgien viscéral de la Clinique des Grainetières à Saint-Amand-Montrond

J’ai choisi le privé pour plusieurs raisons. La première coule de source même si en France on est souvent pudique (ou hypocrite) sur ces questions… C’est la différence réelle de rémunération entre le privé et le public. Mais il n’y a pas que cela. C’est surtout l’intérêt de pouvoir bénéficier d’équipes très efficaces et de travailler dans des régions à forte activité autres que Paris.


Stéphane, Praticien hospitalier au CHU de Lille (35 ans)

Ma situation actuelle est liée à une opportunité personnelle, mais mon choix n’est encore que provisoire. Même dans le public on fait face à une pression constante pour une faible rémunération sans véritable reconnaissance. Gagner 3.000 € par mois au bout de 12 années d’études ce n’est pas la panacée. Je sais que mes confrères du privé mettent en avant leur confort de travail et la sécurité des patients mais je trouve que le public offre des possibilités de recherche clinique que le privé ne pourvoit pas encore ou dont je n’ai pas suffisamment connaissance.


Sophie, Directrice régionale de Vitalia Sud Est (44 ans)

Cela ne vous étonnera pas si je prêche pour ma paroisse… Mais d’une façon générale, je trouve que le privé offre une autonomie et un esprit d’initiative qu’on ne retrouve pas dans le public. Cet argument ne suffit pas à lui seul. Plus spécifiquement c’est le contrat, la qualité du plateau technique et le contexte médico-économique qui intéressent le praticien. De moins en moins de jeunes acceptent de s’installer seuls. Comparé à une clinique individuelle, le groupe offre l’avantage et la sécurité du travail en réseau ainsi que de véritables capacités d’investissement. L’atout fondamental d’un groupe comme le mien par rapport à ses concurrents du public ou du privé réside dans son projet médical et les hommes qui la composent.


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