Première mondiale le 10 décembre 2007 dans la clinique Urbain V d’Avignon. Réunie autour du Dr Jean-Pierre Perrier, l’équipe de chirurgie orthopédique a réussi la mise en place d’une prothèse totale du genou… En utilisant un mini-robot de 400 grammes, baptisé du nom d’un sculpteur grec de l’antiquité : Praxitelles.
L’équipe avignonnaise n’en était pas à son coup d’essai. Elle s’était déjà illustrée en utilisant des systèmes robotisés baptisés Caspar ou Robodoc. Onéreux, encombrants (plus de 300 kg) ces systèmes ont peu à peu été abandonnés au profit d’un nouveau dispositif. Plus compact, plus précis, plus facile d’emploi et plus léger, Praxitelle ne pèse que 400 grammes !
Ce guide de coupe universel, fixé sur le fémur du patient est relié à un système de navigation. Le chirurgien, guidé mécaniquement dans certaines tâches qu’il réalise manuellement, ajuste ainsi de façon optimale la prothèse.
Le bénéfice patient est considérable : le positionnement plus précis de l’implant augmente la durée de vie de la prothèse. Selon le Dr Périer : « Ce n’est pas un détail anodin, car ce robot résout le problème de la réopération de certains patients très âgés dont la prothèse était devenue un fardeau. Grâce à ces prothèses plus pérennes nous gommons tout simplement le risque lié à une nouvelle intervention chirurgicale chez des personnes fragilisées par l’âge ».
Le 10 décembre, « in situ », aux côtés du Dr Jean-Pierre Perrier, les ingénieurs concepteurs du robot ont scrupuleusement observé le comportement de leur petit prodige de technologie. Manifestement très au point, l’appareil conçu par une équipe de la société grenobloise Praxim s’est parfaitement comporté. Il aura fallu sept années de recherches pour mettre au point Praxitelles. Un pari audacieux, mais pari gagné, car le petit robot est désormais un acteur qui compte dans l’univers de la « surgétique », autrement dit dans le monde des systèmes de chirurgie de nouvelle génération assistés par ordinateur.
Encouragés par le succès de cette première mondiale réalisée dans un établissement Vitalia à Avignon, des équipes belges, espagnoles et d’autres équipes françaises s’apprêtent à utiliser ce petit robot.


Un robot de 400 grammes pour un genou tout neuf