Maître Anne Sophie Moulin, avocat au barreau de Paris répond aux questions les plus fréquentes que vous vous posez à propos d’un contrat d’exercice libéral entre un professionnel de santé et un établissement médical.
L'obligation d'un contrat écrit entre la clinique et les praticiens résulte à la fois de dispositions réglementaires, déontologiques et conventionnelles.
Les sanctions, en cas de refus de passer un contrat écrit sont les suivantes :
Lors de votre inscription, deux solutions sont possibles :
Pour la clinique :
Le refus de rédaction d'un écrit du fait de la clinique est une infraction punie d'une amende de 6.000 € aux termes de l’Article L. 4163-10 du code de la santé publique.
Pour le médecin :
Si le praticien demande son inscription au tableau, le conseil départemental est habilité à refuser de la lui accorder tant qu'il n'a pas souscrit à la demande de communication du contrat écrit avec l'établissement dans lequel il est destiné à exercer.
En outre, l'ordre est habilité à prendre à son encontre une peine disciplinaire, à savoir:
Au-delà du respect de ces normes réglementaires, l’écrit permet de définir a priori et sans ambiguïté, les conditions d'exercice du praticien.
Le contrat devra tenir compte d'éléments tels que :
Le contrat sera rédigé soigneusement en tenant compte de la position des parties, notamment au regard de chacun des éléments essentiels (chaque clause du contrat devra donc être adaptée).
La rédaction doit être aussi claire et précise que possible (il sera souvent difficile de trouver un accord écrit à posteriori, dès lors qu'un conflit aura éclaté entre le praticien et l'établissement).